Les deux principaux syndicats des enseignants en RDC ont appelé samedi à la poursuite de la grève devant quelques centaines d’enseignants réunis en la salle paroissiale Saint Alphonse de Matete à Kinshasa, rapporte radiookapi.net
Contrairement aux précédentes rencontres des enseignants, l’assemblée générale syndicale de la paroisse Saint Alphonse de Matete n’a pas attiré un grand monde. Dans son adresse, le président du Synecat (Syndicat national des écoles catholiques) a fait remarquer que trois semaines après la rentrée scolaire officielle, certaines écoles publiques de la capitale et de l’intérieur du pays ont ouvert leurs portes. Acte qu’il a qualifié de trahison.
Le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) et le Syndicat des écoles catholiques (Synecat) ont ensuite procédé au vote pour savoir si oui ou non la reprise des cours peut être envisagée le lundi prochain. Une cinquantaine d’enseignants s’est levée timidement pour approuver la reprise ce lundi. «Comme le chef de l’Etat nous avait demandé de faire des sacrifices, c’était une façon de punir les chefs d’établissement., parce que jusque-là, nous les enseignants, ne bénéficions rien de la motivation (prime) payée par les parents. Ce sont des chefs d’établissement qui en profitent. Quant à moi, je préfère que nous puissions reprendre les cours ce lundi, en attendant le 28 septembre », déclare un enseignant.
Avis non partagé par Mme Cécile Tshilombo : « Les enseignants sont catégoriques. Ils ont juré qu’ils ne reprendront jamais la craie jusqu’à ce que la promesse du chef de l’Etat, suivie de celle du président de l’Assemblée nationale, soit concrétisée. Car sans Mbudi, les enseignements n’auront plus lieu dans notre pays »
Jean-Pierre Kimbuya, secrétaire général du Syeco, demande au ministère du Budget de faire diligence afin de servir les enseignants.









