La Miba a été citée à l’instar d’autres entreprises minières dans un communiqué de presse de l’organisation de promotion de la bonne gouvernance Osisa en septembre. Pour le directeur de la Miba, le communiqué de Osisa est contradictoire. Entre-temps, Joseph Kabila avait annoncé la révision de près de 60 contrats miniers, rapporte radiookapi.net
C’est la première réaction obtenue après le communiqué de presse de Osisa. Placide Ndumbi, Directeur de la Miba affirme qu’il existe des contradictions dans le communiqué de l’organisation Osisa. « Comme vous pouvez le remarquer, ce communiqué est précis en ce qu’il vise les contrats signés entre 1996 et 2003. Lorsque, en son point 3, le même communiqué cite les contrats signés par la Miba entre 2005 et 2007, il y a là une contradiction flagrante. Ces contrats là ne peuvent pas être concernés par ce communiqué. Néanmoins, si l’auteur du communiqué pouvait relever pour nous ce qu’il juge nécessaire de renégocier dans ces contrats, nous nous ferons un plaisir de réexaminer la question et d’y répondre clairement. »
Entre-temps, le Président de la République avait réaffirmé sa détermination de réviser ces contrats. Il répondait à la question d’un journaliste lors de sa conférence de presse du 13 septembre dernier. « En 2002, il y a un rapport qui avait été publié par les Nations Unies portant sur le pillage des ressources naturelles de la RDC. C’était une interpellation pour le gouvernement congolais, pour toute la population d’ailleurs et beaucoup de ces sociétés aussi. Pendant la transition, on avait mis en place, au niveau de l’Assemblée Nationale, la commission Lutundula. Avec la mise en place du gouvernement, il a levé l’option de la mise sur pied d’une commission de révision des contrats miniers. Il y a une soixantaine de contrats qui sont concernés. Et ce sont des contrats qui ont été signés à l’époque jusqu’à ce jour. Soit, au début de cette année. Il y avait beaucoup de critiques. En conclusion, l’objectif du gouvernement, des institutions, avec l’appui du Président de la République, c’est d’assainir le secteur minier. Et on ne va pas le faire de façon cavalière. C’est très bien organisé et structuré. On a joué cette fois-ci à la transparence. »








