Bunia : PNDDR, la société civile sollicite encore une prolongation

Le réseau des associations des Droits de l’Homme de l’Ituri, souhaite la prolongation de la 3e phase du processus PNDDR et la mise en place de nouvelles stratégies pour la réussite de ce programme. Le coordonnateur national du PNDDR indique que la suite sera décidée au cours d’une rencontre de tous les partenaires du programme, rapporte radiookapi.net

Gilbert Tandiya, porte parole du réseau explique le bien-fondé de leur démarche : « Nous avons trouvé qu’il y a plus de faiblesses que de forces. Le programme de DDR à partir du niveau national n’a pas pu consulter la base, même pas les leaders communautaires. Ainsi on n’a pas analysé les besoins réels et les intérêts réels des ex combattants pour que le PNDDR puisse réussir à cent pour cent. Le chiffre qu’on estimait avoir, on ne l’a pas atteint. Après le 30 septembre, nous souhaitions que le processus continue pour que nous puissions arriver au maître mot « Ituri sans armes » »

Réagissant au mémo du réseau des associations des Droits de l’homme, le coordonnateur national de l’unité d’exécution du PNDDR n’est pas d’accord avec le jugement du réseau sur la 3e phase du PNDDR. Le professeur Tumba Lwaba juge ce bilan très positif : « Je constate qu’il y a une carence de leur part dans la connaissance du programme. Sur les estimations de l’ordre de 4 500 ex-combattants, s’il y a 1 500 qui rendent leurs armes, on ne peut pas dire que ça n’a pas eu une portée. C’est déjà quelque chose dans la bonne direction, qui a consolidé le processus. On dit que la paix n’a pas de prix mais je crois que la prolongation a aussi un coût. Il ne faut pas s’installer dans la prolongation illimitée. Le ministre vient à peine de rentrer. Nous devons avoir une réunion d’évaluation de tous les partenaires autour du ministre. C’est après cette réunion d’évaluation qu’on pourra être fixé »