Kinshasa : ciment gris, libéralisation de l’importation

Décision du ministère de l’Economie pour combler le déficit national et mettre fin à la spéculation dans ce secteur. Selon le secrétaire général de ce ministère, il faut 3 millions de tonnes de ciment pour satisfaire la demande intérieure au lieu de 530 000 tonnes fournies actuellement, rapporte radiookapi.net

M. Mwawatadi estime qu’on est maintenant en face d’une réalité. La quantité produite par les deux principales cimenteries, Cinat (Cimenterie nationale) et Cilu (Cimenterie de Lukala) ne peut pas combler les besoins du pays. Les deux sociétés ne peuvent pas satisfaire les seules provinces de l’ouest du pays, précise-t-il. Tout en soutenant les efforts de ces deux entreprises nationales moyennant les facilités que le gouvernement leur apportera, poursuit le secrétaire général, le pays doit importer le ciment pour combler le déficit intérieur.

Quant à la garantie de la qualité de produits à importer, M. Mwawatadi évoque le rôle que doit jouer l’Office congolais de contrôle, Occ, en partenariat avec Bivac. Ces deux entreprises peuvent garantir, par leurs analyses, la qualité des produits importés en RDC, rassure-t-il. Concernant enfin le risque de voir les cimenteries nationales disparaître face à la concurrence, le chef de l’administration du ministère de l’Economie répond que la politique d’ouverture dans ce secteur se fait en concertation avec les entreprises concernées.

Par ailleurs, le ministère de l’Economie invite la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) à présenter une liste des hommes d’affaires intéressés par l’importation du ciment.