Ces éléments sont arrivés à la fin de leur formation au centre de brassage de Luberizi. Ils ont exprimé vendredi leur souhait de quitter la vie militaire à une délégation conjointe Monuc-FARDC venue en mission de sensibilisation dans le site, rapporte radiookapi.net
Auparavant, ces stagiaires avaient adressé une lettre à la section Droits de l’Homme de la Monuc Uvira. Ils ont profité de l’arrivée de la mission conjointe Monuc-FARDC pour réitérer leur vœu. Ils disent avoir été contraints de rejoindre le brassage sans passer par le centre d’orientation, une étape obligatoire du processus. C’est malgré eux que la plupart d’entre eux avaient accepté cette contrainte, ont-ils expliqué à la délégation.
« Nous avions cru au départ que nous trouverions la possibilité d’avoir le choix de la démobilisation. Cela n’a pas eu lieu, et toutes les brigades ici présentes sont passées directement dans le centre de brassage. Nous demandons la démobilisation », a plaidé l’un des stagiaires.
Pour sa part, la SMI, Structure Militaire d’Intégration, reconnaît la justesse de la plainte des éléments concernés par cette situation. Selon le major Paulin Mizele, chargé des opérations spécifiques au sein de cette structure, le non fonctionnement de la Conader depuis 7 mois et l’élasticité de la formation suivie par les concernés justifieraient la non prise en compte de l’étape de démobilisation pour cette promotion. Concernant la durée de la formation, au lieu de 45 jours prévus, le programme d’apprentissage pour cette formation a duré plus de 10 mois, a fait remarquer le major Mizele. Ce dernier a toutefois demandé à ces éléments d’attendre lorsqu’ils seront affectés dans leurs unités respectives, pour introduire des requêtes.
Par ailleurs, plus de 175 invalides dont des personnes de troisième âge et des infirmes physiques, sont eux aussi en attente de quitter le centre de brassage de Luberizi.







