La brigade de la Monuc Nord-Kivu a dû faire usage de ses hélicoptères de combats pour faire pression sur les miliciens Mai-Mai et les hommes de Laurent Nkunda qui s’affrontaient samedi. Un calme relatif est ainsi observé depuis la veille après-midi jusqu’à ce dimanche matin, rapporte radiookapi.net
Lorsque les combats de Bunagana ont éclaté vers 5h locales, le CNDP de Laurent Nkunda a affirmé que ce sont les FDLR qui avaient attaqué ses positions. Par la suite, la 8e région militaire a soutenu que les combattants Mai-Mai étaient responsables de cette attaque. Le commandant adjoint de cette région militaire a d’ailleurs mis en garde ces Mai-Mai. Ils ont opéré, d’après lui, sans l’ordre de la hiérarchie militaire du Nord-Kivu. Par conséquent, ils devront répondre de leur acte, a prévenu la même autorité FARDC.
Par la même occasion, le commandant adjoint de la 8e région militaire a rappelé que le délai de grâce reste toujours en vigueur pour permettre à tous les combattants du Nord-Kivu de se rendre au brassage. Et pour Delphin Kayimbi, ce délai est valable aussi bien pour les dissidents fidèles à Laurent Nkunda que pour les milices Mai-Mai. Tous doivent déposer les armes.
Quant aux affrontements de Bukina, ils ont opposé au même moment les insurgés aux FARDC de la 9e brigade intégrée. Le commandant de cette brigade a déclaré que ses hommes étaient attaqués par ceux du général déchu. Le CNDP a reconnu avoir lancé des obus sur la localité de Rumangabo en réaction, d’après ce mouvement, aux attaques de ses positions de Bunagana.
Sur le terrain, à Bunagana comme à Bukina, les tirs ont cessé depuis samedi vers 16h locales, selon la 8e région militaire. Aucun bilan n’est encore disponible, selon les mêmes sources.








