Dans son dernier rapport sur la RDC publié ce jeudi, Amnisty international exige du gouvernement congolais une enquête indépendante sur les arrestations et les actes de violation des droits humains commis par ses forces de sécurité. L’ONG britannique cite particulièrement les services de sécurité, rapporte radiookapi.net
Selon Phillipe Andrew, chercheur de Amnesty International sur la RDC, les services de sécurité ont opéré des vagues de répression pendant et après la période électorale de 2006-2007 à Kinshasa. Plusieurs personnes arrêtées croupissent jusqu’à ces jours dans des lieux de détention. « Les rapports de focalisent sur deux services de sécurité en particulier qui, selon nos recherches, étaient responsables pour la plus grande majorité des crimes. Je parle là de la garde républicaine, la garde présidentielle évidemment, et les services spéciaux de la police et l’agence des renseignements généraux. Beaucoup de personnes qui ont été détenues par les services spéciaux pendant la période électorale ont subi des actes de torture et de cruauté vraiment. Je parle là de vieil homme, de femme, des gens qui ont été sérieusement battus. Ce que je souhaite, c’est de voir une enquête judiciaire sur ces allégations, et de voir traduits en justice ceux qui sont responsables pour ces graves violations des droits humains. Pour nous, il était aussi très inquiétant de voir que certains services de sécurités au Congo restent effectivement comme des services privés pour la répression politique. »
Selon les ONG locales des droits de l’Homme, plus de 150 autres personnes ont été arrêtées lors des événements de mars dernier. Elles n’auraient toujours pas été entendues. Les ministres du gouvernement joints déclarent tout ignorer dudit rapport et ne pas avoir été saisi officiellement







