La coordination provinciale de la santé de la reproduction a rapporté ce constat jeudi. C’était à l’issue d’une formation de 10 jours des professionnels de santé orientés dans le secteur de la maternité, constate radiookapi.net
Pour le coordonnateur de ce service, ce manque de personnel accoucheur qualifié représente un danger récurrent. Les accoucheurs non formés ne connaissent pas les premiers signes d’alerte.
Le docteur Robert Nyamugaragaza ajoute que des mesures palliatives sont déjà prises par sa coordination et différents partenaires. « Dans la zone de santé d’Uvira, ils ont un taux d’accouchement assisté aux alentours de 98%. Mais, toutes les personnes qui dirigent ces accouchements assistés ne sont pas des personnels qualifiés et formés. Qualifié, ça signifie qu’il a un certain niveau d’étude. Formé, ça signifie qu’il est recyclé régulièrement. Il y a beaucoup de femmes qui meurent d’une grossesse, tout simplement puisqu’elle n’a pas été bien suivie. Mais, avec l’appui de certains partenaires d’urgence, on est entrain de relever la situation en inculquant une certaine formation même à ces personnels. Nous sommes entrain de mettre en place un Task force de la santé de la reproduction, un groupe de personnes et d’institutions pouvant contribuer à accélérer la réduction de la mortalité maternel. Nous allons d’abord commencer par la sensibilisation, aussi bien du personnel de santé que de la communauté. Nous allons aussi voir comment canaliser les moyens pour qu’il n’y ait pas un chevauchement. »








