Selon le médecin chef de Zone de santé de cette entité à plus de 600 kilomètres au Nord-Est de Kisangani, 96 % des pygmées sont atteints de la lèpre. Il est difficile, selon lui, de contrôler cette maladie chez eux en raison de leurs déplacements incessants à travers la nature, rapporte radiookapi.net
Le Dr José Lolekoleko explique cependant que des stratégies sont mises en place pour éradiquer la lèpre d’ici 2008. « De temps en temps, ils abandonnent les médicaments. Leur vie de nomade, leur solidarité épatante… Ce sont des gens qui vivent dans la promiscuité. C’est ce qui pose problème. Néanmoins, la coordination, en collaboration avec la zone de santé, a pris des dispositions très solides de manière à ce que nous puissions éliminer la lèpre au moment opportun, avant même la date butoir. Nous continuons à dépister les nouveaux cas de manière à ce qu’il n’y ait pas d’infirmités, ou d’augmentation de cas. Si cette année nous évitons l’augmentation du nombre de nouveaux cas, c’est que l’année prochaine on pourrait ne plus en avoir. Nous sommes entrain de lutter en collaboration avec la pastorale pygmée qui encadre les pygmées et en collaboration avec le territoire. Il y a aussi le superviseur pour l’encadrement des pygmées, les chefs coutumiers, la forte sensibilisation avec nos relais communautaires. Et nous sommes entrain de suivre leur traitement, bien que ce soit difficile puisque aujourd’hui, ils sont ici, demain, ils sont à 100 ou 200 kilomètres. »
Toujours selon ce médecin, cette lutte contre la lèpre bénéficie de l’appui de la coordination de la lèpre basée à Isiro et de l’ONG internationale Medair.







