Rutshuru : le chef de guerre Kasereka se rend à la Monuc

Ce seigneur de guerre Maï-maï est à l’origine des attaques contre les positions des insurgés à Bunagana dans le territoire de Rutshuru. La Monuc déclare avoir exercé sur lui une intense pression, en appui aux FARDC. Kasereka s’est rendu ce samedi avec une vingtaine de ses hommes de troupes, rapporte radiookapi.net

La Monuc et la 8e région militaire n’ont toujours pas relevé le lieu de reddition de Kasereka. Ils indiquent néanmoins qu’il s’est rendu ce samedi vers 9 heures locales. Les FARDC avaient encerclé ses positions depuis la nuit dernière, selon le Colonel Delphin Kahimbi, commandant adjoint de la 8ème région militaire.

Kasereka se dit prêt, ses hommes et lui, à rejoindre le processus de brassage. « Je suis congolais et je ne pouvais pas continuer à rester dans la brousse. Si j’étais en brousse, c’était pour combattre Laurent Nkunda, pour qu’il abandonne sa lutte et aille au centre de brassage. Comme je viens de quitter, je crois que mes troupes n’ont plus raison d’y rester. Mon message est qu’ils acceptent ce que je viens de faire, qu’ils me rejoignent, pour qu’on aille tous au centre de brassage, afin de former une seule armée»

Kasereka est à l’origine des attaques du week-end dernier contre les positions des insurgés fidèles à Laurent Nkunda à Bunagana, à environ 100 kilomètres à l’Est de Goma, à la frontière entre l’Ouganda et la RDC. Ces affrontements ont provoqués le déplacement des milliers de populations vers l’Ouganda et le Rutshuru-Centre.

Selon la 8ème région militaire, Kasereka est notamment à l’origine d’une embuscade tendu à un convoi des FARDC sur la route Rutshuru-Nyamilima, en début octobre. Cette attaque a coûté la vie à environ 9 soldats FARDC. Kasereka est aussi accusé de nombreux crimes par les organisations des droits de l’Homme. Parmi ces crimes, le recrutement d’enfants dans ses troupes, l’attaque contre des véhicules humanitaires et le déplacement massif forcé des populations.

Kasereka et ses 27 hommes de troupes, dont 11 officiers, sont arrivés samedi à bord de deux hélicoptères de la Monuc. La Monuc et les FARDC attendent le reste de ses combattants.