Le verdict est tombé mercredi soir. Le tribunal militaire garnison de Mbuji-Mayi a condamné quatre éléments FARDC accusés de plusieurs faits mis à leur charge, rapporte radiookapi.net
Ces militaires ont été condamnés à la même peine avec un civil : 20 ans de servitude pénale. Tous étaient poursuivis notamment pour détention illégale d’armes de guerre, extorsion et association de malfaiteurs. Ces nouvelles condamnations devront faire augmenter l’effectif de détenus militaires à la prison centrale de Mbuji-Mayi. Selon les statistiques des organisations de droit de l’homme de la ville, les hommes en armes constituent les 3/4 de pensionnaires de la maison carcérale du chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.
Pour le directeur du Centre d’études et de formation populaire, Cefop, Emmanuel Kabengele, le dispositif de surveillance des détenus doit être renforcé pour éviter des évasions. Il propose que les autorités militaires et policières sensibilisent en amont leurs troupes qui sont souvent pointées du doigt dans des actes de vandalisme. De son côté, le chargé des relations publiques de la société civile, Richard Kana suggère le durcissement des mesures sécuritaires en vue du démantèlement du réseau du grand banditisme.








