Le volcan Nyiragongo, qui surplombe Goma, au nord de la ville est l’un des volcans les plus actifs et des plus dangereux au monde. Il n’est plus surveillé du tout depuis la fin du mois de Juin 2007. L’Observatoire volcanologique de Goma, OVG, n’a plus les moyens voulus pour acheter du carburant, pour payer la prime du personnel scientifique ou pour effectuer des mesures de surveillance sur le terrain, a constaté radiookapi.net
La station scientifique basée à Goma et qui relève du Centre de recherche en Sciences naturelles, CRSN, basé à Lwiro au Sud-Kivu, est donc à court de financement.
Le dernier financement destiné à l’Observatoire volcanologique de Goma, OVG, a pris fin depuis le 30 juin 2007.
En attendant un nouveau financement qui tarde toujours à venir, le personnel scientifique de l’OVG comptait sur un autre projet de partenariat intitulé « Unité de gestion des risques », UGR. Il porte sur 2 millions de dollars américains, un financement du Pnud-Unops. Pour son fonctionnement, le projet UGR utilise le matériel et le personnel de l’OVG, mais l’observatoire n’y trouve pas son compte. Dieudonné Wafula, chercheur à l’OVG explique : « Le projet UGR devrait être un appui. Même dans la requête du directeur général [ du CRNS-Lwiro, Ndlr], c’est prévu que les fonds réservés à l’OVG soient présentés lors de la signature de ce contrat-là de collaboration. Depuis juin, nous n’avons pas de projet financé, donc la surveillance ne se fait plus ».
Depuis lundi dernier, le personnel scientifique de l’OVG a entrepris des actions contre le directeur des programmes du projet UGR, Mr. Jacques Durieux, pour l’obliger à remettre à l’OVG la part qui lui revient dans ce projet, soit au moins 380 mille euros. Jacques Durieux ne peut donc plus accéder à son bureau situé dans l’enceinte de l’OVG, sa porte est scellée par les agents.
Mais, Jacques Durieux estime qu’il ne peut faire aucune déclaration à ce sujet, tenu, dit-il, par le devoir de discrétion. Il se trouve à Kinshasa depuis 4 jours.
Entre temps à Goma, plus de 600-mille habitants ne savent pas se qui se passe au niveau de ce volcan, l’un des plus actifs et des plus dangereux au monde. En Janvier 2002, il était entré en éruption, faisant au moins 60 morts et détruisant 13% de la ville de Goma.








