RDC-Rwanda : Nkunda, FDLR, groupes armés, « plus jamais ça »

Le gouvernement congolais se réjouit de l’engagement du gouvernement rwandais à ne pas soutenir Laurent Nkunda, ni aucun autre groupe armée en RDC. Selon le ministre d’Etat congolais en charge des Affaires étrangères, cette décision de Kigali rejoint les préoccupations des populations de la RDC, rapporte radiookapi.ne

Antipas Mbusa Nyamwisi exprime la satisfaction de son gouvernement. « Cet engagement entre dans la droite ligne des préoccupations congolaises de vouloir mettre fin définitivement à toutes les formes de forces négatives qui écument à l’Est du Congo, qu’elles soient congolaises, ougandaises ou autres. Il va négocier le virage qui nous reste, celui de mettre fin définitivement à ces zones résiduelles de sécurité. Je ne pense pas qu’entre nous et le Rwanda il faille recenser les rendez-vous manqués. Il y a déjà eu des moments où on se convient sur quelque chose, il n’y a que le Rwanda qui manque. Ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Au moins maintenant, nous sommes décidés, en bilatéral avec Kigali, à dire « plus jamais ça ». Nous sommes fatigués de devoir payer le prix des problèmes internes au Rwanda, parce que, on ne le dit pas assez, les ex Far Interhamwe ne sont pas devenus des Congolais. Ils ne sont pas devenus congolais parce qu’il ont commis tel ou tel crime chez eux. Je vous informe que le lieutenant colonel Bwana a été désigné par l’Etat-major général pour diriger cette équipe. Nous allons aussi, conformément à l’esprit de notre communiqué conjoint de Naïrobi, installer un groupe à Goma, à Bukavu, à Gisenyi, à Tshanguku. Ça va être une activité qui va accompagner l’esprit de recherche à tout prix de la solution définitive, dans un court terme. On ne va pas prolonger indéfiniment tout ce processus. Il faut que, d’ici quelques mois, ce soit terminé. »

Les gouvernements rwandais et congolais appellent également le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter d’urgence une résolution. Résolution devrant mettre en place des sanctions contre les ex-FAR/Interahamwe et appeler tous les Etats membres à s’opposer aux collectes de fonds, à la mobilisation et aux activités de propagande de ces groupes.