Allocution de Joseph Kabila, extraits choisis

La situation sécuritaire du pays était au centre du discours du chef de l’état devant les parlementaires réunis en congrès ce jeudi 6 décembre. Ci-dessous, radiookapi.net en propose des extraits

« Vu où nous en étions il y a à peine un an, je me réjouis cependant de pouvoir rapporter ce jour que la pacification du pays est aujourd’hui acquise sur la quasi-totalité du territoire national. Hier, le Nord-Katanga, puis l’Ituri, étaient en proie à une violence inhumaine. Aujourd’hui, ils ont renoué avec la paix et la sécurité si nécessaires aux activités agricoles et pastorales. Ainsi, sur les 145 territoires que compte la République Démocratique du Congo, seuls les territoires de Rutshuru et de Masisi, au Nord-Kivu, comptent encore en leur sein quelques foyers de tensions. Dans ces deux territoires, un général déchu, continue de semer la mort et la désolation parmi la population innocente, obligée de quitter champs et villages et de se réfugier dans des camps de déplacés, exposant femmes et enfants à l’insécurité et à la précarité. Cette situation est davantage compliquée par la présence dans les mêmes territoires, des éléments résiduels de groupes armés incontrôlés, nationaux et étrangers. Les uns comme les autres se comportent en bourreaux de nos populations. Nos frères et sœurs du Nord et du Sud-Kivu ont trop souffert, victimes de viols, vols, assassinats et exactions diverses. Nous devons impérativement et urgemment mettre fin à ces souffrances. Ce sera bientôt chose faite, quoiqu’il en coûte.

En attendant, nous leur devons protection, assistance et solidarité. Le gouvernement est déterminé à tout mettre en œuvre pour rétablir, rapidement et durablement, la paix et la sécurité dans les deux territoires encore troublés du Nord-Kivu. Je compte pour cela sur la bravoure des Forces armées de la République Démocratique du Congo. Dans des conditions extrêmement difficiles, elles accomplissent honorablement leur mission. Je voudrais saisir cette occasion, pour une fois de plus, saluer le courage de nos hommes et femmes en armes, ces héros souvent anonymes, et leur renouveler la gratitude de la nation pour tant de privations acceptées et des sacrifices consentis depuis plus d’une décennie. Je voudrais aussi par la même occasion, exhorter le peuple congolais à soutenir sans réserve sa jeune armée à peine formée, mais quotidiennement testée. En ma qualité de commandant suprême, je lui demande au nom de cette dernière, de bien vouloir excuser les travers fort regrettables de certains de ses éléments incontrôlés. La justice militaire a été instruite de les identifier et de les punir sévèrement. »