Le sous-directeur de la division provinciale de l’EPSP/Equateur a fait ce constat notamment à l’école primaire Pilote II où le nombre d’élèves est passé de 1 265 l’année dernière à 799 aujourd’hui. Selon certaines ONGs locales, cette baisse serait due à la suspension des cantines scolaires du PAM, rapporte radiookapi.net
Mme MarieBumbwe, responsable de l’ONG Union des femmes travailleuses pour le développement, explique la situation : «Nous avons un problème sérieux. Les enfants sont en train de fuir l’école. Avant, ils avaient l’habitude de manger et de rester à l’école. Maintenant, ils ne veulent plus aller à l’école parce qu’il n’y a rien. Vous connaissez bien la situation de pauvreté dans ces milieux. Les parents des élèves sont très démunis. Ils attendaient un geste de la part du PAM. Malheureusement, cette année, le PAM a dit qu’il n’a pas de moyens pour intervenir, alors ça pose problème. L’Unicef a recommandé que toutes les filles aillent à l’école, maintenant, les mères amènent leurs filles au champ. Vous comprenez le dégât que cela crée dans notre contrée. Nous avons écrit au PAM à ce sujet. »rnPour sa part, le chargé de programme du PAM qui reconnaît cette situation, évoque des problèmes logistiques. Yves Gérard Aklamavo rétorque que son institution n’a jamais suspendu son appui aux écoles de Gbadolite. Le PAM a fermé son bureau à Gemena après avoir constaté la dégradation de l’axe Gbadolite-Gemena suite aux grandes pluies. « Les transporteurs routiers qu’on a contactés ont décliné l’offre. Le problème est d’ordre logistique. Le PAM n’a pas de camions qui puissent transporter les vivres. On comptait sur les transporteurs locaux. Ceux-ci refusent catégoriquement. Un programme de cantine scolaire démarre à la rentrée de classes et termine avec la fin de l’année scolaire. Il faut donc attendre l’année prochaine pour relancer le programme si les conditions le permettraient », précise-t-il.







