Plus de 500 nouveaux ménages de déplacés sont arrivés ces derniers jours à Minova, dans le territoire de Kalehe, à plus de 150 kilomètres au nord de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, à la limite avec le Nord-Kivu, rapporte radiookapi.net
Ces déplacés qui sont enregistrés chaque jour, fuient les affrontements entre l’armée régulière et les insurgés fidèles à Laurent Nkunda, dans la province voisine du Nord Kivu. A Minova Centre, ils se plaignent de leurs conditions de vie et d’hébergement. Ils sont entassés dans de sites de transit. Les nouveaux venus, 554 familles arrivées il y a une semaine, sont regroupés dans cinq sites de fortune et dorment à la belle étoile. Ils n’ont ni latrines ni eau potable, a constaté un reporter de Radio Okapi. Une mission des agences humanitaires dont le HCR et la Communauté des églises libres pentecôtistes en Afrique, s’est rendue dans cette localité mardi pour évaluer les besoins de tous les déplacés.
Une déplacée, mère de cinq enfants témoigne : « Nous avons demandé aux autochtones de nous héberger, ils ont refusé. Nous sommes entassés ici, qu’on nous donne un endroit où nous pouvons ériger même une étable pour que nous nous sentions à l’aise. »
Pour les agences humanitaires, la situation de ces déplacés peut se détériorer davantage si les affrontements persistent dans le Nord-Kivu. Ces agences excluent pour le moment la construction d’un camp, le temps pour elles, de réfléchir pour une réponse globale à la situation. « Si vous organisez une assistance sur le site et que vous ne faites rien pour les familles d’accueil, vous allez attirer tout le monde », a laissé entendre à Claude Mululu, chargé de liaison de OCHA Sud-Kivu.
Cette nouvelle vague porte à 1 500 le nombre de familles des déplacés enregistrées à Minova centre par les agences humanitaires sur place. Les ¾ étant dans des familles d’accueil.







