Lubumbashi : rétrocession des 40 %, des mécanismes transitoires en vue

Le gouvernement congolais et la Banque Mondiale décident de mettre en place des mesures pour une gestion provisoire des finances publiques. Ces mesures concernent les entités décentralisées et seront d’application avant la promulgation de la loi financière et de celle sur la décentralisation. Ceci ressort de l’audience qu’a accordé ce mardi le bureau de l’assemblée provinciale du Katanga à une délégation de la banque mondiale, rapporte radiookapi.net

L’arrangement pris entre le gouvernement central et la Banque mondiale permetra d’éviter le blocage éventuel dans le fonctionnement des institutions et aussi de répondre à l’impatience des Congolais de voir appliquer les prescrits de la Constitution de la République. Expliquant les mécanismes transitoires proposés par cette institution financière internationale et le gouvernement central, le député provincial Musenga Muzumbi, rapporteur de l’Assemblée provinciale du Katanga, a indiqué que les recettes récoltées en province seront gardées à la Banque centrale. Des modalités de gestion de cesy recettes sont actuellement au stade de finalisation à Kinshasa, a-t-il précisé.

Cependant, certains observateurs s’indignent du retard pris dans la promulgation de la loi financière et de la loi sur la décentralisation. A ce sujet, des experts en gestion des finances publiques pensent que le retard dans la promulgation de ces lois crée un dysfonctionnement de l’appareil de l’Etat, voire même un blocage. Au sortir de l’Assemblée provinciale du Katanga, la mission de la Banque mondiale a promis de retournre à lubumbashi dans trois ou quatre semaines pour finaliser ce dossier avec le gouvernement provincial de la place.