Kananga : transport en commun, variations intempestives des tarifs

Les prix d’une course dans un bus dans la ville de Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental, sont subitement passés de 150 et 200, selon la distance, à 200 et 300 francs congolais. Ces augmentations sont le fait unilatéral de transporteurs eux-mêmes qui font fi du tarif officiel, rapporte radiookapi.net

C’est depuis près d’une semaine que cette situation dure. Les habitants de cette ville ne savent à quel saint se vouer face au dictat des transporteurs. Il n’est pas rare d’assister à des disputes entre receveurs de bus et clients. Les objets de valeurs de certains passagers sont parfois pris en gage par les receveurs pour faire respecter leurs prix.

L’ ACCO (Association des Chauffeurs du Congo), antenne de Kananga, attribue le comportement de ses membres à la hausse du prix du carburant. Celui-ci se vend actuellement à 1 000 fc le litre, à la pompe, et à 1 200 au marché noir, chez les « Kadhafi ». Il y a une semaine, le litre se vendait à 860 fc, selon l’ACCO. Ceci explique donc cela.

Les autorités de la mairie rejettent cette argumentation. D’après elles, les conducteurs de la place n’ont aucune raison de modifier à la hausse les prix des courses à bord des bus, en dépit du changement du tarif du carburant. En réalité, soutient la mairie de Kananga, le tarif officiel du transport en commun que les conducteurs ne respectent plus avait été fixé de commun accord au moment où le carburant coûtait 1 500 fc le litre à la pompe. Ces autorités menacent ainsi de sanctionner les contrevenants et appellent l’ACCO à des concertations.