Deux jours après le tremblement de terre, la ville de Bukavu porte presque intacte l’immensité des dégâts causés par cette catastrophe. Si une certaine opinion se félicite de la mobilisation et de la spontanéité quasi générale pour évacuer les blessés vers les centres hospitaliers, la population s’interroge toujours sur les mécanismes d’évacuation des débris et les premières actions de réparation, rapporte radiokapi.net
Pas de bulldozer ni de benne pour aider à dégager les décombres des dernières destructions du séisme, tel est le constat établi par le vice président du marché de Nyawera. Tout en souhaitant la venue de ces matériels, celui-ci affirme que ces outils d’assainissements sont nécessaires pour nettoyer le lieu et dégager les débris dans la ville.
Pour sa part, le maire de la ville ad intérim, Guillaume Bonga Laisi, a indiqué que des réponses précises sont apportées sur la gestion de la crise. La priorité des priorités était d’apporter d’abord les premiers soins ; ensuite, secourir les sans abris et enfin, viendra l’évacuation, a indiqué le maire ad intérim de Bukavu. D’un air rassurant, il a fait savoir qu’une cellule de crise a été mise sur pied dès le dimanche soir pour répondre aux urgences. Cette dernière a donné les premières recommandations relatives à la prévention de dégâts.
En dépit de ce fait, un grand nombre de personnes se retrouve privées de logement. Ils ont comme seul lieu d’abri, le long des avenues, loin ou près des immeubles dangereusement atteint de fissures.
Pour l’heure, le bilan révisé de cette catastrophe fait état de 9 morts, plus de 300 blessés, 200 maisons détruites et plus de 1500 présentant des fissures importantes.








