Rutshuru : après le cessez-le-feu, la vie reprend peu à peu

Plusieurs témoignages recueillis auprès des populations de Ntamugenga et autres villages du groupement de Bweza confirment le respect du cessez-le-feu entre les forces belligérantes. Toutefois, les habitants de ces localités dénoncent plusieurs formes d’exactions dont ils sont victimes de la part des hommes armés basés dans leurs villages, indique radiookapi.net

En ce jeudi, jour de marché de Tamugenga, la plupart des habitants était venu par curiosité pour s’enquérir de l’état de lieu. Beaucoup se réjouissent du silence des armes mais expriment leur peur même si elles se disent rassurées par la présence des bases mobiles de la Monuc.
Selon la population, depuis novembre dernier, les écoles ne fonctionnent plus, les marchés et d’autres activités sont au ralenti. En outre, elle déplore le pillage, la recrudescence des viols et d’autres formes d’exactions qu’elles subissent de la part des hommes armés. La population de Ntamugenga se plaint également de la cherté de la vie en raison du manque d’approvisionnement en produit agricole et surtout de première nécessité. ” nous ne passons pas la nuit dans nos maisons à cause des bandits, nous avons peur de mourir. Nous passons la nuit dans des forêts ou bien nous allons à Rugari où restent nos familles. Nous sommes venus nous rendre compte de la situation sur place. Nous avons appris qu’il y aurait une force de la Monuc qui va s’interposer entre les belligérants. C’est pourquoi chaque habitant est venu ici au marché pour voir si il y aura changement. Tu vois que le marché n’est pas mouvementé comme d’habitude”.
Dans ce secteur contrôlé en majorité par les militaires du CNDP, les populations déplacées sont hésitantes pour regagner leurs villages.
Pour l’instant, elles se contentent juste de s’approvisionner en denrées alimentaires avant de regagner leur site de déplacement. La Monuc a doublé sa présence dans plusieurs secteurs depuis le début de la conférence sur la paix à Goma.