Lubumbashi : les écoles publiques en difficulté

Les dirigeants des écoles publiques du Katanga se plaignent de ne pas recevoir les frais de fonctionnement pour le deuxième trimestre. Ils disent éprouver des difficultés pour se procurer les fournitures de bureau et le matériel didactique. Les responsables en province du service de contrôle de paie des enseignants, Secope, justifient ce retard par la lenteur administrative et les exigences de la Banque mondiale, pourvoyeuse de ces fonds, rapporte radiookapi.net

La plainte est générale auprès des responsables scolaires aussi bien du primaire que du secondaire. Ils se disent inquiets puisque les mêmes difficultés de fonctionnement qu’ils ont rencontrées au premier trimestre reviennent. Ce directeur que nous avons joint au téléphone a requis l’anonymat, par peur de représailles de sa hiérarchie : « Depuis que le 2è trimestre a débuté les écoles n’ont pas de frais de fonctionnement et nous nous inquiétons. Pour mieux fonctionner il faut de la craie, ardoise, des bics, des cahiers de préparation, des journaux de classe. Chaque mois, j’utilise à peu près 15 à 16 boîtes de craie. Et quand les frais manquent, on ne sait comment faire fonctionner une école ».

Le directeur provincial du service de contrôle de la paie des enseignants de Katanga I reconnaît la difficulté. Mais il renvoie la balle à la Banque mondiale, pourvoyeur des fonds. Nestor Mushimi : « Les frais de fonctionnement ne sont pas là. Ces frais de fonctionnement sont alloués au gouvernement congolais par la Banque mondiale. Le plus souvent il faut qu’elle arrive à s’assurer de la distribution totale de ces frais alors que jusqu’ici je n’ai enregistré que 25 justifications sur 2600 écoles ».

Réagissant aux propos du directeur du Secope, certains responsables d’école trouvent injuste ce qu’ils croient être la sanction que semble leur infliger la Banque Mondiale. Puisqu’ils affirment avoir déjà justifié auprès de leur hiérarchie l’utilisation des frais de fonctionnement reçus au premier trimestre. Autant servir les dirigeants en ordre et sanctionner ceux qui ne le sont pas, proposent–ils .