Il s’agit du premier ambassadeur du roi du Kongo auprès du Saint Siège. En commémoration, une série de conférences a été organisée à par le Centre des archives ecclésiastiques Abbé Stéphane Kaoze des Facultés catholiques de Kinshasa , constate radiookapi.net
Plusieurs personnalités ont pris part à ces conférences. Parmi elles, le ministre congolais de l’Industrie, le nonce apostolique en RDC et l’archevêque de Kinshasa.
Pour le professeur Mabasi Frederic, un des intervenants, les Congolais sont tout aussi naïfs que leurs ancêtres d’il y a 500 ans, en matière de diplomatie. « Malheureusement, nous sommes tout aussi naïfs que nos ancêtres d’il y a 500 ans. [Le message d’aujourd’hui], c’est une interpellation qui est faite à ceux qui nous dirigent. Nous attendons d’eux de la clairvoyance. Ils doivent développer une certaine vigilance. Et, malheureusement, dans nos relations avec les autres, nous avons tendance à penser que les discours de bonne foi qu’ils nous amènent est un discours réel, alors qu’en réalité ce n’est qu’un discours apparent. Enfin, c’est une interpellation faite aux Congolais d’aujourd’hui, de devenir acteurs de leur histoire. C’est-à-dire que, désormais, l’histoire du Congo ne doit plus s’écrire à Lisbonne, à Rome, à Madrid, mais à Kinshasa. Malheureusement, les Congolais d’aujourd’hui ne sont pas si différents que ça. Nous pensons que nos problèmes ne peuvent trouver solution qu’à partir de Washington, Bruxelles, Paris, alors qu’en réalité nous devrions changer notre perception vis-à-vis de l’étranger, et considérer qu’il est véritablement un partenaire, que nous devons traiter avec eux d’égal en égal, et que nous devons toujours privilégier, dans nos relations avec les autres, nos aspirations et nos espérances. »
Pour sa part, l’archevêque de Kinshasa a souhaité voir se réaliser le désir du roi Kongo de développer son peuple, et de faire en sorte que son peuple puisse trouver une autonomie et une indépendance grâce à sa relation avec le Pape.








