Le sénateur MLC et la députée PPRD l’ont affirmé ce jeudi. Eve Bazaïba et Vicky Katumwa répondaient alors à la question de savoir comment améliorer la justice congolaise pour mettre fin à la violence faite à la femme, rapporte radiookapi.net
Eve Bazaïba, Senateur MLC, pense que, pour empêcher aux présumés auteurs de viol d’échapper à la justice, il faut écourter la procédure pénale en matière de viol. « J’aurai préféré, dans le cadre de la reforme de la justice, qu’il y ait une juridiction pénale qui écourte toute cette procédure là que nous connaissons. La procédure qui se fait en cas de viol est très longue. Et ça pose problème en ce qui concerne la preuve. Vous savez qu’il y a des principes de droit qui veulent que la personne qui accuse doive apporter la preuve. Prenons le cas d’une femme qui a déjà eu beaucoup d’enfants, qui a été victime de violence sexuelle, avec la longue procédure judiciaire, elle peut avoir perdu les preuves. Il faut écourter la procédure, de sorte que l’auteur soit coincé dans le sens à ne plus récidiver. »
Vicky Katumwa Mukalayi, députée nationale PPRD est aussi de cet avis. La vice-présidente de la Commission Socioculturelle à l’Assemblée nationale pose aussi le problème de la prise en charge des femmes violentées. « Quand la procédure est longue, on ne sent pas la valeur de la loi. On ne sent pas que cette loi a une portée sur les victimes ou sur les auteurs de ces actes. C’est pour cette raison que je suis d’avis qu’il faut écourter la procédure, afin que lorsqu’on attrape quelqu’un en flagrant délit, par exemple, qu’il soit jugé et qu’il soit traité conformément à la loi. Au lieu que le coupable soit soumis à des sanctions à la hauteur de ses actes, notre justice rallonge toujours la procédure, et reporte toujours à demain ce qui peut se faire aujourd’hui. Nous vivons cela, et nous le déplorons. Non seulement il y a la justice qui doit se faire pour que ces femmes soient réhabilitées dans leurs droits, mais il y a aussi la prise en charge socio psychologique qui doit se faire, mais qui ne se fait pas. C’est ainsi que nous demandons à notre gouvernement que ces femmes violées puissent être suivies dans les hôpitaux. »







