Ces zones ont été identifiées depuis 2003 par la synergie pour la lutte antimines. Seule une dizaine de ces zones ont été dépolluées par les équipes de déminages. Selon le chargé des programmes de cette synergie, ces zones sont marquées par des signes conventionnels pour empêcher à la population locale de les fréquenter, rapporte radiookapi.net
Marrion Ngavho revient ici sur la localisation de ces zones : « Ces 58 zones sont reparties dans tout le territoire de la province du Nord kivu. Mais on peut plus parler du territoire de Lubero et du territoire de Walikale où il y a vraiment une visibilité vraiment élevée par rapport aux autres zones. Mais comprenez qu’il y a des territoires où nous n’avons pas encore enquêté, tel que les territoires de Masisi et une partie du territoire de Rutshuru. C’est lié à l’insécurité qui règne là. Les mines, il n’y en a pas beaucoup. Mais il y a plus d’engins non explosés. C’est à dire des mortiers qui ont raté l’explosion, des grenades, des roquettes, etc. Mais les mines, pour le cas précis, nous avons déjà identifié quatre mines. Elles ont déjà été explosées par Nechem de Beni, et par le contingent sud africain [de la Monuc] à Rutshuru. »
Le chargé des programmes de la synergie pour la lutte antimines ajoute que depuis 2003, la Synergie a déjà enregistré 238 victimes dont 46 victimes de guerre, 23 victimes des mines et 169 victimes des résidus explosifs de guerre.








