Les lieutenants colonels Bukuyi et Mila ont été ramenés vendredi de Lubutu, territoire situé à 400 kilomètres au nord de Kindu. C’est le résultat de la mission conjointe 7e région militaire et Monuc. Selon le ministre provincial de la justice et des droits humains, ces officiers qui appartenaient à des groupes armés Simba et Maï-Maï, doivent répondre des actes de violation des droits de l’homme et du refus de rejoindre leur poste d’affectation, rapporte radiookapi.net
Les charges de viols et de violations des droits de l’homme pèsent sur ces officiers ex Maï-Maï intégrés aux FARDC depuis l’année dernière. Selon le ministre provincial de la justice et des droits humains, les viols de femmes sont intervenus en janvier dernier à Lisai, village situé à plus de 80 kilomètres de Lubutu sur la route Kasese-Bukavu. Sur le plan militaire, le ministre provincial Alphonse Ingwagozi leur reproche le refus de rejoindre leur poste d’attache après leur intégration dans l’armée nationale. Il leur est aussi reproché d’avoir organisé une administration parallèle dans les territoires qu’ils contrôlaient.
Cependant, un troisième officier refuse de se rendre. Il s’agit du lieutenant colonel Mando qui est encore à Mongele. Il craignait de connaître le même traitement que celui infligé aux deux autres officiers à leur sortie de la forêt en février dernier, selon le ministre provincial. Information confirmée par la section des droits de l’homme de la Monuc/Kindu.







