La session ordinaire des examens d’Etat, édition 2007-2008 a débuté ce lundi 7 juillet. 376 917 candidats prennent part à cette session, à travers 1 073 centres, disséminés sur toute l’étendue de la RDC. Pendant quatre jours, soit du 7 au 10 juillet 2008, les finalistes des écoles secondaires devront affronter ces examens qui marquent la fin des études secondaires. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, a sillonné quelques centres de la capitale pour se rendre compte de l’effectivité des épreuves, rapporte radiookapi.net
Le ministre Macaire Mwangu se rend compte du bon déroulement dans la capitale rnRadiookapi.net a été à la suite de la délégation composée du ministre national de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Macaire Mwangu et de la ministre provinciale en charge de l’Education, Thérèse Olenga, des inspecteurs et quelques partenaires éducatifs. La délégation s’est rendue d’abord au collège Saint Damien, qui est le centre Ngaliema 8 et à Kin Ouest, dans la commune de Ngaliema.
Déjà, à 7 heures du matin, tous les élèves étaient au rendez-vous. Tous étaient habillés, en bleu blanc et munis, chacun d’un macaron où sont repris l’identité du candidat, son numéro d’identification et son code. Quelques minutes avant le début des examens, radiookapi.net s’est entretenu avec quelques élèves finalistes, qui ont fait cette déclaration : « Pendant 9 mois, nous avions suffisamment eu le temps de nous préparer pour affronter ces examens, pendant 4 jours. Ces épreuves portent sur la culture générale, les sciences, le français et les cours d’option ». Bref, tous les participants inscrits étaient concentrés sur leur cahier d’items, avec une certaine détermination.
Selon Maker Mwangu, ministre de l’EPSP, comme à l’accoutumée, il s’agit d’une visite de courtoisie, question de remettre en état la psychologie des élèves. Le numéro un de l’Education nationale a rassuré que tout est mis en œuvre pour que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions. Sur le terrain, tout se passe jusque là dans la sérénité. Toutes les malles d’items ou questionnaires ont été déjà acheminées dans les centres des épreuves.
Une particularité pour cette édition des examens d’Etat 2007-2008: la publication se fera, contrairement aux années précédentes, par province et non pas par option. Encore, chaque élève sera identifié par un code, question de gagner du temps et de mieux faire la correction de ces examens.
Kasumbalesa : les parents d’élèves dénoncent la fraude
Selon les parents d’élèves finalistes de la cité frontalière de Kasumbalesa, la fraude serait organisée par certaines écoles en cette période des examens d’Etat. Des items sortent des salles d’examens et sont traités par des enseignants se trouvant tout autour. Ce qui faciliterait la tâche aux finalistes qui n’auront qu’à recopier les réponses. Pour obtenir cette assistance, chaque élève doit verser entre 10.000 Fc et 30 $, affirment ces parents.
L’un de ce parents, joint au téléphone par radiookapi.net, témoigne : « Les enfants viennent nous demander de l’argent en nous en tant que parents et eux aussi vont donner à leurs chefs d’établissement, 60 dollars, 60 000, 20 000 Fc de labo à nos enfants. Eux cherchent plutôt à travailler les examens d’Etat pour les enfants. C’est par fraude que nous donnons l’argent. On ne peut pas nier. Où est-ce que je vais trouver 30 dollars ? Moi-même on me paie 60 dollars, je paie 30 à l’école…
De son côté, Raphaël Kasongo, préfet des études de l’un des complexes scolaires accusés de Sasumbalesa, nie les faits. Il indique que le dispositif sécuritaire placé devant chaque centre ne donne pas la facilité à une quelconque tricherie : « On moment où je vous parle, moi je suis très loin du centre. Je n’ai pas vu ce mouvement là. C’est un faux bruit des parents peut-être mal intentionnés ou qui ne connaissent pas le règlement ou les instructions du ministère de l’Education. Toute la sécurité est présente la-bas, l’ANR et tout ça, les centres sont bien sécurisés, la police, toutes les autorités politiques sont là. Aucun chef d’établissement ni professeur ne peut sillonner au-delà d’un kilomètre.»
Pour sa part, l’inspecteur provincial principal de l’Enseignement Katanga I assure qu’il a été informé de cette fraude organisée à Kasumbalesa. Nicolas Nyange affirme avoir renforcé ce matin le dispositif sécuritaire dans les centres de cette cité.
Nord Kivu : la Monuc sollicitée dans la sécurisation rnPrès de 28 000 candidats prennent part aux examens d’Etat, session 2007-2008, y compris dans les zones contrôlées par des groupes armés. Les autorités scolaires de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP I) ont sollicité l’appui de la Monuc pour sécuriser les épreuves sur plusieurs axes.
Sur l’ensemble, les examens d’Etat se déroulent jusque là sans incident majeur, même dans des zones contrôlées par des groupes armés, indiquent les responsables de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) à Goma. C’est notamment dans les territoires de Masisi, Walikale et surtout dans l’axe nord de la province. Selon la même source, sur différents axes, les préparatifs de passation des examens ont été une réussite suite à l’apport des casques bleus de la Monuc. Ces derniers ont assuré la sécurité des malles contenant des items lors de leur acheminement dans les zones en proie à l’insécurité.
Par ailleurs, pendant que les finalistes de Goma et de l’intérieur de la province passent leurs épreuves ce lundi, les casques bleus sont déployés autour des centres pour assurer la sécurité. Ils y resteront jusqu’aux dernières épreuves, a affirmé la Monuc.
Entre temps, les élèves venus de Kamandi en territoire de Lubero se plaignent de ne pas avoir bien préparé leurs examens suite aux affrontements répétés le mois dernier entre les FARDC et le Pareco.








