Kinshasa : amélioration de la sécurité à Macampagne, nouveau meurtre à Bandalungwa

Encore une victime de l’insécurité à Kinshasa. Un lieutenant des FARDC a été abattu samedi vers 21h lors d’un braquage. Pourtant, à Ma campagne, les habitants affirment que la sécurité est revenue depuis l’instauration des patrouilles nocturnes de la police. Quant à la police, elle responsabilise les chefs de quartier, rapporte radiookapi.net

L’officier FARDC a trouvé la mort dans un braquage perpétré par des bandits armés dans la commune de Bandalungwa, sur l’avenue Bula, non loin de la paroisse Saint Michel.

Cet assassinat intervient une semaine après le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale, Daniel Botetsi, à Binza/Ma Campagne. La police avait alors annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre la criminalité, notamment la circulation des patrouilles de police dans ce quartier.

Les habitants du quartier Ma campagne affirment que la sécurité est de retour dans leur quartier depuis l’instauration des patrouilles nocturnes de la police : « On voit la sécurité, parce qu’il y a des policiers qui circulent en uniforme. Nous voyons que, comme il y a la sécurité au niveau de la police, c’est que les gens peuvent aussi rentrer à la maison sans pour autant ‘être dérangés. Nous prions les autorités de nous aider en gardant cette allure, et que cette sécurité s’étende sur toute la capitale. Il serait mieux que cette sécurité soit continuelle. Sinon ça va reprendre. Les gens qui avaient causé [l’insécurité], ils ont l’habitude toujours. C’est leur caractère. Ils ne cesseront pas. Si la sécurité n’est plus, ils ne cesseront pas. »

Si la sécurité est revenue à Ma campagne et ses environs, les habitants d’autres quartiers de Ngaliema, comme Manenga et Nsanga Mamba, sont d’avis que l’insécurité persiste chez eux. Le Colonel Kanyama, commandant de la police du district de Lukunga, responsabilise les chefs des quartiers concernés, afin qu’ils fassent aussi leur travail : « Il nous a été instruit d’intensifier les patrouilles et les tournées aux lieux indiqués. Je crois que ce sont des mesures permanentes. Ça va continuer. On ne va quand même pas faire une police pour chaque maison. Referez-vous aux chefs des quartiers. Nous lançons la patrouille au plus tard à 18 heures et nous restons en contact permanent avec les chefs de quartiers. Ce sont les chefs de quartiers qui nous localisent et qui nous ciblent les endroits qui posent de temps en temps des problèmes et c’est là où nous dirigeons nos patrouilles. Referez-vous aux chefs des quartiers. Que ça soit Manenga, Museyi, Pompage, Malueka, Nsanga Mamba, Vumbo. Même pour parler de Mont-Ngafula, Masanga mbila, plateau, Cogelos. Partout, je suis en contact avec les chefs de quartiers qui reçoivent nos éléments de patrouilles. C’est ce que nous faisons. »