Le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume a annulé les arrêtés du maire de Lubumbashi réglementant les mouvements des populations dans cette ville. Le MLC , parti de l’opposition, salue la décision du ministre de l’Intérieur et dit attendre son application.
Denis Kalume Numbi a annulé ces arrêtés ce lundi. Datant du 21 mai dernier, ces arrêtés stipulaient que tout nouveau venu à Lubumbashi devait signaler sa présence à la commune pour recevoir une attestation de séjour. En cas de prolongation de son séjour dans la ville, l’intéressé ou sa famille d’accueil devait prouver qu’il disposait des moyens de survie conséquents. Pour le ministre de l’Intérieur, le maire de Lubumbashi, Floribert Kaseba, a outrepassé ses attributions.
Du côté de l’opposition, on se déclare satisfait de cette annulation : « J’apprends cette nouvelle par la presse en attendant de pouvoir accéder à l’arrêté lui-même. Deuxièmement, j’espère que cette information sera confirmée », a déclaré le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo, François Mwamba. « Si le ministre de l’Intérieur a pris cet arrêté, nous nous en félicitons, et nous attendons maintenant les mesures d’accompagnement, puisqu’il ne suffit pas de prendre des textes », a-t-il souligné.
Pour François Mwamba, il reste donc que le ministre d’Etat, Denis Kalume, donne les moyens d’une application effective sur terrain de sa décision. « C’est en ce moment là que l’opposition applaudira », a-t-il dit. Auparavant, le président du groupe parlementaire de l’opposition a indiqué que sa famille politique a toujours dit qu’il y a dysfonctionnement dans le pays, c’est parce que le gouvernement ne fait pas son travail.
Une décision salvatrice, selon l’Asadho/Katanga
De son côté, l’Asadho/Katanga a aussi la salué la décision du ministre de l’Intérieur de casser les arrêtés du maire de Lubumbashi. « La décision du ministre de l’Intérieur est salvatrice et démontre la volonté affichée de pouvoir rester dans le respect de notre Constitution », a déclaré un responsable local de cette ONG de défense des droits de l’Homme. Pour ce dernier, il existe biens d’autres moyens qui peuvent permettre à l’autorité de gérer efficacement les mouvements des populations. Au nombre de ces moyens, l’Asadho propose l’informatisation de « nos administrations communales ». « L’Ashado n’est pas contre toute démarche visant à mieux gérer les populations. Elle est plutôt contre toute démarche qui va à l’encontre de la Constitution », a précisé la source.








