Une autre audience a eu lieu mardi dans le procès sur l’assassinat, le mois dernier, du député Daniel Botheti . Cette audience a laissé transparaître un flou, quant au rôle joué dans ce crime par le prévenu Patrick Mwewa, autant qu’elle n’a pas levé le voile sur l’origine du message radio qui avait détourné le vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa cette nuit là, de son itinéraire initial, rapporte radiookapi.net
Devant la Cour, Patrick Mwewa est en effet revenu sur ses déclarations précédentes. Il n’a pas su dire, à l’audience de mardi, en quoi a consisté son rôle d’éclaireur ni pourquoi et comment il s’est retrouvé cette nuit du 5 au 6 juillet sur le lieu du crime avec les autres membres du groupe. Le prévenu a mis sur le compte des effets de l’anesthésie tout ce qu’il avait déclaré auparavant.
Par ailleurs, le tribunal militaire n’a pas non plus eu plus de lumière sur l’origine du message radio qui avait poussé la victime à changer d’itinéraire pour prendre une direction qui l’a mis sur la route de ses assassins. Tour à tour, la bourgmestre de Ngaliema et le commandant de la police de cette commune sont passés devant les juges pour faire leurs dépositions à ce sujet, sans pouvoir apporter un élément d’éclairage.
Pourtant, l’opérateur commis au poste cette nuit là est formel : un message venant de la hiérarchie était répercuté par radio vers 2h du matin à toutes les unités de la police, message selon lequel des coups de feu étaient entendus dans les environs de Saint Luc, quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema.
En dernier lieu, la Cour a entendu la déposition d’un chauffeur taximan. Celui-là même qui était, lui aussi, tombé dans l’embuscade de Kady et sa bande. Le taximan a affirmé avoir aidé les éléments du colonel Kanyama à arrêter Kady. Allégations rejetées par ce dernier.









