Le comité territorial de sécurité accuse le Congrès national pour la défense du peuple, CNDP, de Laurent Nkunda, d’avoir établi une administration parallèle dans la partie Est territoire de Rutshuru. Une situation que déplore le ministre provincial en charge de l’administration.
Une réunion territoriale de sécurité s’est tenue mardi, au chef lieu du territoire de Rutshuru, à plus de 70 kilomètres au Nord de Goma. Le ministre provincial en charge de l’administration, qui confirme l’information, espère trouver une solution à travers le projet de restauration de l’autorité de l’Etat du programme Amani. Mais pour René Abandi, porte-parole du CNDP, il ne s’agit pas d’une administration parallèle. Selon lui, son mouvement a seulement placé une organisation et des représentants à tous les niveaux, dans le cadre de sa confédération. Ce qui, pour lui, ne doit pas être interprété comme une administration parallèle.
Pourtant, les membres du comité territorial de sécurité à Rutshuru constatent qu’on parle maintenant de deux territoires et de deux administrations dans le Rutshuru. Selon eux, le CNDP a un administrateur installé à Tshengerero, à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Rutshuru centre, et un administrateur assistant résident à Karambi, à environ 30 kilomètres au Nord-Est de Rutshuru centre. Ces administrateurs seraient assistés de tous les cadres de base, membres du CNDP.
L’Administrateur Dominique Bofondo affirme qu’il n’a plus d’accès dans toute la zone sous contrôle du CNDP. Ce qui, pour lui, réduit encore plus la capacité de gestion de l’entité sous son contrôle.
Quant au ministre provincial en charge de l’administration du territoire, il affirme que cette situation a été examinée et déplorée lors de la récente réunion du comité de pilotage du programme Amani à Goma. Charles Kasereka Kawaghe dit qu’un projet de restauration de l’autorité de l’Etat est en phase de conception pour résoudre ce problème.








