Découpage territorial : le Tanganyika attend attend avec impatience son statut de province

Le Tanganyika se dit être prêt d’accueillir son nouveau statut de province. Pour le président de la société civile de cette entité, Ghislain Kabamba, la population de la place est même pressée de voir l’effectivité du nouveau statut pour mieux se prendre en charge, rapporte radiookapi.net

« Nous sommes pressés d’avoir enfin, une province à nous », a déclaré le président de la société civile du Tanganyika, soulignant que sa juridiction n’a pas profité de la province du Katanga actuel. « Nous sortons d’une guerre, il y a eu beaucoup de destructions. Mais, personne jusqu’aujourd’hui, n’a songé à réparer ces destructions », a-t-il soutenu. Pour la même société civile, le Tanganyika est viable pour devenir une province. Il suffira, pare exemple, de canaliser les recettes issues de l’exploitation du coltan actuellement exporté sans taxes, selon lui, pour donner à la future province les moyens de sa politique, a expliqué Ghislain Kabamba. Concernant les infrastructures d’accueil, il estime que c’est un faux problème. « Si nous avons notre gouverneur, il peut même travailler sous un manguier en attendant qu’il se construise un bureau », a-t-il laissé entendre.

Entre-temps, le député Muyej Mangez Mans, élu de Lubumbashi, mène de son côté un plaidoyer pour une bonne application de la loi sur la libre administration des provinces. C’est cette loi qui prévoit le découpage du pays en 25 provinces plus la ville de Kinshasa. Elle a été promulguée il y a une semaine. Le deputé Muyej s’est entretenu à ce sujet avec le président de l’Assemblée provinciale du Katanga pour solliciter son adhésion dans cette démarche et éviter que des Katangais s’entredéchirent autour du découpage. Il demande que l’unité culturelle des Katangais soit préservée.