Uvira : Vih/Sida, le taux augmente, la prise en charge piétine

Lutte contre le Sida

Lutte contre le Sida

Trois ans après son lancement dans le territoire d’Uvira, le programme communautaire de lutte contre le Vih/Sida marque le pas. Constat fait par les acteurs intervenant dans ce domaine au cours d’une campagne sensibilisation. L’organisateur, la Fondation Femme Plus, constate une forte augmentation du nombre des personnes vivant avec le Vih/ Sida ou PVV, après le dépistage et se dit débordée. Elle invite ainsi d’autres partenaires à s’intéresser aux cas des PVV que le Cahac n’est pas en mesure d’assister, rapporte radiookapi.net

Alphonse Muwawa chef du programme Cahac, explique toute la problématique : « Les gens ont eu à faire même 2 ans, ils étaient dans un état grave, les sortir du programme serait précipiter leur mort. Nous étions dans l’obligation de continuer. Que Cahac soit le seul qui soit en train d’assister les bénéficiaires dans le territoire d’Uvira, c’est incompréhensible. Si d’autres bailleurs se trouvent là-bas et interviennent dans le domaine du Vih, qu’ils voient la nécessité d’intervenir pour ce nombre croissant de bénéficiaires, sinon la société est en train de courir un danger certain. Le taux de séroprévalence est en hausse. Par rapport à nos données, le taux varie entre 7,6% à 9,3%. Et le nombre de OEV, orphelins et enfants vulnérables, continue à s’accroître et dans un avenir proche, nous craignons qu’il y ait explosion de la délinquance au niveau de ces jeunes-là. Quand ils ne sont pas scolarisés, nous pensons qu’il y a de quoi agir »