Kinshasa : un week-end sans eau ni électricité

La capitale congolaise a connu pendant tout le week-end une coupure du courant électrique et d’eau potable. La SNEL (Société nationale d’électricité) a attribué la coupure de l’énergie électrique par des travaux qu’elle a entrepris sur la ligne haute tension Kwilu-Kimwenza. Une situation qui s’est répercutée sur la desserte en eau potable étant donné que les machines de la Regideso s’étaient arrêtées elles aussi, rapporte radiookapi.net

Pour la direction de cette entreprise publique, la coupure d’eau était donc l’une des conséquences de la rupture du courant électrique. La Regideson dépend totalement, pour le fonctionnement de ses machines de production et de distribution de l’eau potable, de l’énergie électrique fournie par la SNEL. Pour le moment, a souligné Vincent Nmboko, directeur de distribution de Regideso Kinshasa, cette société ne dispose pas de moyens propres pour se procurer une source énergétique comme une centrale thermique susceptible de lui permettre de pallier à au déficit provoqué par la SNEL.

« C’est toute la ville qui était privée de l’électricité, y compris les stations de la Regideso. Cela ne nous a pas permis de fonctionner. Ce n’est pas un groupe électrogène qu’il faut pour la Regideso. Il faut une centrale thermique dont les investissements coûtent cher », a expliqué le cadre de la Regideso. « Nous distribuons un débit, si nous restons pendant un certain nombre d’heures sans fonctionner, notre réseau se vide. Et il faudrait du temps pour le remplir et refaire la pression. Nous avons arrêté pratiquement environ trente heures, il faut compter l’équivalent également », a-t-il ajouté. « Nous sommes en train de récupérer progressivement, les abonnés qui habitent dans les périmètres voisins, non loin de nos usines de production, ont déjà ressenti la pression, et ceux qui sont plus éloignés le ressentiront certainement le soir… », a rassuré la même source.