Les parents d’élèves de la ville de Bandundu sont inquiets à l’approche de la date de la rentrée scolaire 2008-2009, fixée au lundi 1e septembre prochain sur le territoire national. La lenteur des travaux de réhabilitation de la plupart des écoles de la place ainsi que la menace des enseignants qui conditionnent la reprise des enseignements, sont autant des raisons de cette inquiétude, rapporte radiookapi.net
A moins d’une semaine, beaucoup de travaux de réhabilitation sont encore au stade, soit de finissage à exécuter, soit de la charpente à monter, soit encore d’un mur à ériger. Ces travaux sont exécutés sur financement du Fonds social de la République, pour certaines écoles, ou de l’exécutif provincial, pour d’autres. Le rythme ne rassure pas. Tout indique qu’au 1er septembre prochain, la plupart de ces écoles ne seront pas en mesure d’accueillir les élèves pour démarrer les enseignements.
A cette question des infrastructures d’accueil s’ajoute celle des préalables posés par les organisations syndicales des enseignants. Dans une déclaration faite le week-end dernier, les enseignants de Bandunduville conditionnent l’ouverture de la prochaine année scolaire, notamment, par la paie, non seulement du salaire du mois d’août, mais aussi des arriérés de février et mars 2008, ainsi que la mécanisation de toutes les nouvelles unités. Lors de la paie de février et mars derniers, plusieurs noms d’enseignants avaient été omis sur les listings élaborés par le ministère de la Fonction publique. Ceux-ci n’ont donc pas été payés, ce qui a provoqué la grève d’avril. Ces erreurs devront être corrigées, exigent les enseignants de la ville de Bandundu. Les parents d’élèves de la place sont inquiets et craignent, pour toutes ces raisons, que le calendrier de la nouvelle année scolaire ne soit aussi perturbé. Ils sont d’autant plus inquiets que face à cette incertitude, l’exécutif provincial garde, d’après eux, un silence de marbre.








