Aketi : la cité sous l'emprise d'une insécurité croissante

Située à 450 kilomètres au nord de Kisangani, dans la province Orientale, la cité d’Aketi connaît depuis quelque temps un regain d’insécurité. Les autorités locales attribuent cette insécurité à des bandes de jeunes de la place qui auraient pris l’habitude, notamment d’interpeller les paisibles citoyens et même de libérer de force des détenus des cachots et de quelques personnes qui vivent dans la brousse, rapporte radiookapi.net

L’administrateur du territoire a révélé ces informations la semaine dernière à une délégation mixte Monuc-FARDC, en mission dans cette entité. Des jeunes gens qui s’addonent aux actes d’insécurité font partie de deux groupes dénommés « Tarmac » « Wembley ». La société civile locale indique que ces bandes ont brûlé et pillé en juillet dernier une maison d’habitation d’un particulier qu’ils accusaient de sorcellerie. Face à la multiplication d’actes de vandalisme commis par ces bandes, la société civile locale demande aux autorités de prendre les dispositions qui s’imposent. « Quand quelqu’un est arrêté, il est jugé par les Opj de la place avant d’être transféré à Buta. Mais trois ou quatre jours après, on le revoit en train de circuler », a dénoncé le président de cette société civile. En dehors de ces bandes de jeunes gens, d’autres groupes de malfaiteurs font également la terreur dans la même cité d’Aketi. Il s’agit de vivant retranchés en brousse et échappant ainsi au contrôle et à l’autorité administrative. Ces personnes sont essentiellement, d’après l’administrateur du territoire, des gens qui avaient combattu dans la rébellion des années 60.

Soucieux d’asseoir l’autorité de l’Etat, le commandant de la 9e région militaire a promis d’affecter incessamment tout un peloton d’éléments pour appuyer la police dans sa mission de maintien d’ordre.