Ces manifestants protestent contre les exactions des rebelles ougandais de la LRA sur des populations civiles dans le territoire de Dungu. Organisée par les étudiants de l’université de l’Uélé et la société civile locale, cette marche dite de colère a drainé un grand public au point que toutes les activités sont complètement paralysées à Isiro, ville à plus de 500 kilomètres au nord est de Kisangani, rapporte radiookapi.net
La ville d’Isiro aura été pratiquement morte ce lundi avant-midi, hormis les hôpitaux qui ont organisé un service minimum, aucune activité n’a eu lieu. Etudiants, élèves, enseignants, personnel médical, commerçants et fonctionnaires de l’Etat, tous sont descendus dans les rues pour manifester leur colère contre les rebelles ougandais de LRA.
Selon le président des étudiants de l’Université de l’Uele, les incursions répétées de LRA, ces deux dernières semaines dans les villages de Bitina, Duru et Kiliwa, prouvent que la population est totalement abandonnée à elle-même. La même source affirme que pendant ces événements, plus de cinq personnes ont été tuées, une soixantaine enlevée, les femmes violées, les marchés et les maisons pillées. Au terme de leur marche qui aura duré trois heures, les manifestants ont déposé un mémorandum à l’autorité du district, demandant au gouvernement de prendre des dispositions utiles pour sécuriser cette partie du pays.
Réagissant à ce souhait, le commissaire du district du Haut-Uele, Maurice Kyoni a appelé les manifestants à la patience. Selon lui, le gouvernement central a déjà pris des dispositions pour mettre les LRA hors d’état de nuire.








