Plus d’une vingtaine de femmes du Collectif des associations féminines pour le développement (Caded), sont montées ce lundi matin au créneau contre la situation sécuritaire dans cette province et pour réclamer l’implication de la Monuc dans la recherche de la paix, rapporte radiookapi.net
A 7h locales, ce lundi matin, elles étaient au total 25 femmes de cette plate-forme à investir l’entrée du bureau de la Monuc à Goma par un sit-in. Toutes, pieds nus, certaines vêtues en noir, avec des affiches sur lesquelles on pouvait lire : « Nous réclamons la paix, nous sommes fatiguées avec la guerre, nous voulons consommer les produits de nos propres champs ». Le but de la manifestation : demander une plus grande implication de la Mission des Nations Unes au Congo dans la résolution de crise actuelle dans l’Est de la RDC.
Madame Edo Nziavake, présidente du collectif des associations féminines pour le développement, explique : « Nous n’avons qu’un seul message : c’est la paix. Que la Monuc fasse aussi tout pour apporter sa contribution /em> » Pour la présidente du Cafed, sa plate-forme n’est plus d’accord avec le statut d’observateur confié à la Monuc « Tout le monde peut observer. Observer les gens en train de mourir ? C’est anormal. Comment peut-on être là rien que pour observer les morts, observer les violés ? Non. Il faut que la Monuc apporte sa contribution pour la fin à cette guerre », a-t-elle plaidé
Selon le Cafed, depuis la reprise des hostilités au Nord-Kivu, les femmes et les enfants sont les plus exposés et les plus touchés. Plusieurs femmes ont été victimes de viols. Ce qui rend difficile leur accès aux champs. Dans leur recommandation, les manifestantes ont également recommandé l’implication par tous les moyens, du gouvernement provincial.








