Les députés provinciaux en vacance parlementaire en Ituri qualifient d’arbitraire et d’illégale l’arrestation de certaines personnes par les militaires de la zone opérationnelle des FARDC à Bunia. C’est ce qui ressort de leur déclaration faite lundi lors d’un entretien entre le représentant de ces députés et la section de droit de l’homme de la Monuc à Bunia. Selon ces députés, les personnes arrêtées sont soumises à des tortures dans les lieux de détention. Tortures qui auraient déjà entraîné la mort d’un détenu, rapporte radiookapi.net
Le délégué de ces députés, John Tshinazabo a déclaré qu’environ 13 personnes sont toujours en détention au cachot de la zone opérationnelle de l’Ituri à Bunia. Une dizaine d’autres sont déjà relâchées. Certains de ces détenus sont soupçonnés d’être de connivence avec les miliciens, d’autres, dont deux étudiants d’une université de la place sont accusés d’être impliqués dans le recrutement des ex combattants, pour le compte des groupes armés. L’honorable Tshinazabo a indiqué que ces détenus sont torturés par les FARDC. Toujours d’après la même source, un de ces détenus répondant au nom de Deba, un ex combattant démobilisé, a succombé la semaine dernière des suites des coups et blessures.
Pour ce député, il s’agit d’une violation des droits de ces personnes : « Il y a beaucoup d’arrestations et de détentions irrégulières au niveau de la zone opérationnelle de l’Ituri. Leurs conditions de détention ne sont pas bonnes. Il y a aussi des cas de torture. Il y a une personne qui a été tuée de torture. C’est inacceptable. Nous allons décourager cela parce que nous ne voudrions pas qu’on puisse nous remettre dans une situation de brutalité et de barbarie »rnPour sa part, le commandant intérimaire de la zone opérationnelle affirme qu’il n’est pas saisi officiellement par ces députés provinciaux sur ces cas d’arrestation et de détention. La Société civile de l’Ituri reconnaît bien ces cas d’arrestation. Cependant, elle ne confirme pas des cas de torture.







