L’Association africaine de défense des droits de l’homme, Asadho, section du Katanga, s’insurge contre les arrestations, mercredi dernier, de certains magistrats du parquet et des tribunaux du Katanga. Cela, sur décision du procureur général de cette province qui leur reproche, entre autres, selon la source, l’abus du pouvoir, rapporte radiookapi.net
Parmi les magistrats frappés par cette mesure, deux sont du parquet de Lubumbashi, un de Kipushi, un de Kolwezi et un juge de Lubumbashi. Le procureur de la République affirme que ces magistrats ont des dossiers devant les juridictions. Raison pour laquelle cinq d’entre eux ont été suspendus de leurs fonctions. Deux autres d’entre ont été transférés à la prison centrale de la Kassapa. Les faits mis à charge de ces magistrats sont très graves, a commenté le procureur général du Katanga. Un point de vue que ne partage pas l’Asadho Katanga qui parle plutôt d’un règlement de comptes. Cette ONG estime que la haute hiérarchie judiciaire de la province aurait dû attendre d’abord l’installation du Conseil supérieur de la magistrature pour procéder à des telles mesures. Thimoté Mbuya, vice-président de l’Asadho parle ainsi d’un acte de vengeance à l’endroit des magistrats du Katanga. « L’Asadho estime que ces mesures devraient être prises dans le cadre d’une réforme de la justice en République Démocratique du Congo en général. Nous aurions souhaité que le Conseil supérieur de la magistrature soit mise en place pour pouvoir s’occuper de toutes ces questions, de sorte que l’on ne puisse pas faire des poursuites sélectives », a-t-il expliqué.








