Comme d’autres fonctionnaires de la territoriale, un nouveau commissaire a été nommé à la tête de l’Ituri depuis septembre dernier. Cependant, l’ancien commissaire de district, affecté pourtant à Kabinda, dans le Kasaï Oriental, garde encore son ancien fauteuil. Les représentants des communautés locales ont même plaidé auprès du 1er ministre Adolphe Muzito afin qu’il le maintienne à la tête du district, remarque radiookapi.net
Une dizaine de personnalités représentant toutes les tribus locales ont soumis cette requête samedi dernier à Bunia au 1er ministre, Adolphe Muzito, alors en mission en Ituri. Ces personnalités plaidaient pour le maintien de l’ancien commissaire de district, Germain Ukumu, à la tête de l’Ituri, pour achever le processus de pacification en cours.
Entre-temps, son successeur Pierre Bakoy, pourtant nommé en septembre par une ordonnance présidentielle, est toujours retenu par le gouverneur de province à Kisangani. Medar Autshaï, lui, souscrit à la démarche des autorités locales et croit que le 1er ministre, ainsi que le ministre de l’Intérieur, peuvent convaincre le chef de l’Etat à modifier son ordonnance : « C’est une ordonnance signée par le chef de l’Etat. Nous croyons que le 1er ministre et le ministre de l’Intérieur sont capables de négocier auprès du chef de l’Etat, seul qui peut modifier son acte. »
Le ministre de l’Intérieur et sécurité, Célestin Mbuyu, se dit sceptique face à la démarche. Selon lui, seule le chef de l’Etat est habilité à se prononcer sur cette question : « Il y a l’ordonnance du président de las République. On ne peut pas négocier un acte réglementaire. Il revient au président de la République, et à lui seul, de se prononcer sur ce cas là, quel que soit l’intérêt. Mais je ne pense pas qu’on puisse annuler une ordonnance pour ce cas. Non. »
En attendant, Germain Ukumu continue d’engager l’Ituri en qualité de commissaire de district.








