Mbuji-Mayi : les humanitaires déplorent du faible taux de consommation des fonds alloués

Les travaux d’évaluation du programme de coopération RDC- Unicef 2008- 2012 tenus cette semaine à Mbuji Mayi ont ressorti les statistiques de la réalisation de ce programme qui est a 65 %, pour le premier semestre 2008, rapporte radiookapi.net

Au regard des problèmes humanitaires comme les épidémies et les érosions que connaît le Kasaï Oriental, les inquiétudes des humanitaires se justifient. Les O.N.G. qui travaillent en partenariat avec les humanitaires n’arrivent pas à consommer tout les fonds qui leurs sont destinés pour résoudre ces problèmes. Conséquence : l’année prochaine, la hauteur du financement sera revue à la baisse. Le docteur Jean Kitonda de l’Unicef explique : « Les conséquences, c’est la faible mobilisation des ressources, conséquence immédiate d’une faible capacité d’absorption des fonds mis à la disposition des partenaires. Est vraiment partenaire, celui qui est responsable de l’exécution et nous apportons notre appuis technique, financier et même en terme de mobilisation des ressources».
De l’avis des experts, cette faible consommation des fonds a des causes internes dans les structures locales, manque de collaboration entre les membres de la structure. Les partenaires avaient du mal à apporter des justificatifs, très en retard dans l’utilisation. Il y a également cette tendance à pouvoir centraliser les responsabilités. Les responsables n’arrivent pas à donner d’autres tâches à leurs collaborateurs, ils s’accaparent de tout. La conséquence et qu’ils arrivent a thésauriser les fonds pendant plusieurs mois ,et c’est par après que les autres membres apprendront qu’il y avait des fonds qui ont étés disponibles, ajoute le médecin.
Devant cette ampleur, les humanitaires ont décidé de s’impliquer dans le renforcement des capacités des structures locales dans l’exécution des projets, ainsi que du suivi des fiches sur terrain.