Le ministre provincial de l’Intérieur du gouvernement du Nord-Kivu a organisé pendant trois jours des concertations avec la Société civile de la place, les groupes armés Maï-Maï et les FARDC pour tenter une réconciliation en vue d’un retour apaisé de déplacés. Après les derniers événements sanglants de Kanyabayonga, Kayna et Kirumba, Charles Kalwae pense que l’heure est venue pour le rétablissement de la confiance mutuelle entre ces parties, rapporte radiookapi.net
Parmi les mesures préconisées pour favoriser cette réconciliation, les participants aux concertations ont recommandé la démilitarisation des cités et agglomérations du territoire de Lubero. Le chef d’état major des forces terrestres, le général Gabriel Amissi Kumba qui a représenté les FARDC à ces concertations, a demandé aux chefs de différentes localités victimes de pillages d’établir la liste des biens pillés. Il a promis que les victimes seront indemnisées par le gouvernement de la République.
Pour la société civile de Lubero, le gouvernement a certes le devoir de restituer les biens volés par les militaires, mais il doit aussi ouvrir une enquête indépendante pour établir les responsabilités au niveau du commandement militaire, et sanctionner les coupables. Les sanctions ne devront pas se limiter aux soldats de rang, mais s’étendre aux hauts gradés si leur culpabilité est prouvée, estime la même société civile.
Le ministre provincial Charles Kalwae a salué la volonté des uns et des autres de parvenir à une paix véritable. Après Butembo, les participants se rendront à Kanyabayonga, Kayna et Kirumba pour réconforter la population et appeler les déplacés au retour dans leurs villages d’origine.







