Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ouvre ce vendredi, à Genève en Suisse, une session extraordinaire qui va se pencher sur la situation des droits de l’homme dans l’Est de la République Démocratique du Congo. A la veille de cette réunion, la haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a exprimé son inquiétude face à la dégradation des droits de l’homme dans l’Est de la RDC, rapporte radiookapi.net
Pour Mme Navy Pilay, il faut que la communauté internationale agisse de manière décisive en vue de mettre fin aux nombreuses violations de droits de l’homme dans cette partie de la République Démocratique du Congo. En effet, depuis la récente reprise de violents combats au Nord-Kivu, les experts de l’Onu ont noté une constante dégradation de la situation des droits de l’homme dans cette province, caractérisée, notamment, et au jour le jour, par des exécutions sommaires, des kidnappings, des viols et des pillages généralisés. Aussi, la culture de l’impunité contribue-t-elle, estime la haut commissaire aux droits de l’homme, aux déplacements massifs des populations, aux meurtres ainsi qu’aux violences faites aux femmes. Mme Pilay ajoute également le trafic illégal des matières précieuses finance à l’évidence ces conflits. Et pour elle, il faut donc que la question soit abordée d’une manière globale.
Pour rappel, le Conseil de droits de l’homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies. Composé de 47 Etats qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.
Amnisty international des résolutions fortesrnDe son côté, Amnesty international attend de la session de Genève des résolutions fortes en faveur de la RDC. Sa porte-parole, Manon Schih, en mission en Ouganda où des milliers de Congolais fuyant l’avancée du CNDP qui a pris Ishasha, traversent la frontière, s’est exprimée dans ce sens. « Il faut absolument que le Conseil des droits de l’homme prenne des résolutions fortes par rapport à la RDC et demande une assistance humanitaire d’urgence pour toutes ces personnes déplacées, qu’elles soient à la frontière ou celles qui ont été transférées dans des camps », a-t-elle déclaré. La porte-parole d’Amnesty international suggère aussi que les participants à la session de Genève exercent des pressions sur les gouvernements congolais et rwandais, étant donné leur influence sur les groupes armés, « de façon à ce que la population civile ne soit plus de cette façon prise en otage et voie ses droits bafoués. »
Il faut signaler que Upio Kakura Waol, ministre des droits humains, va représenter la RDC à cette session spéciale du conseil des droits de l’homme des Nations Unies consacrée à la situation des droits de l’homme dans la partie Est de la République Démocratique du Congo









