EPSP : les parents d'élèves mécontents de la gestion de la caisse de solidaritée instaurée par Mgr Monsengwo

L’Association des parents d’élèves des écoles conventionnées catholiques (Apec) de Kinshasa veut qu’elle soit impliquée dans la gestion de la caisse de solidarité créée par l’archevêque, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya. Au cours d’une assemblée générale tenue dimanche dans la capitale, les membres de cette association ont dénoncé le fait que l’archevêché ne les ait pas associés dans la fixation du taux des frais à payer par les parents, rapporte radiookapi.net

Pour les parents des écoles catholiques, il est inconcevable que l’archevêché de Kinshasa ait pris une telle décision sans tenir compte des réalités que vivent ceux qui vont renflouer cette caisse de solidarité. Aussi, estiment-ils, que la quote-part de chaque partenaire devrait être préalablement définie. Ces partenaires sont, outre les parents, l’Etat congolais et l’Eglise elle-même.
Par ailleurs, le président national de l’Apec, Zénon Kipulu, s’est dit inquiet qu’aucune explication concernant la sécurisation de ces fonds ne leur soit garantie. « Nous devons être partie prenante dans les discussions. Il n’y pas question de décider en lieu et place des parents. Il n’y a que nous parents, qui devons donner pour cette caisse là ? Mais nous avons une mauvaise expérience. A l’époque de feu cardinal Etsou, les écoles allaient déposer l’argent à la banque, sur la 2e Rue. Il y a des écoles qui n’ont jamais retiré cet argent. En cas de faillite, qui va nous rembourser cet argent ? », a-t-il interrogé.

Concernant la modalité de paiement des frais demandés pour la caisse de solidarité, le président du comité urbain et diocésain de Kinshasa, Faustin Kikundi, a donné quelques précisions. « Au primaire, si nous déduisons les frais fixés par le gouverneur de la ville, il resterait 50 dollars américains. Ce qui fait qu’il resterait 9 000, 70 francs congolais à payer par trimestre. Et pour le secondaire, on payerait après la même déduction, 19 300 francs congolais par trimestre. »

L’Apec prévient que si les desiderata des parents ne sont pas pris en compte par l’archevêque de Kinshasa, ils seront contraints de ne plus payer ces frais.