Les ex-combattants démobilisés de Lubao, territoire situé à près de 350 kilomètres au nord est de Mbuji Mayi, multiplient des menaces à l’endroit des organismes chargés de leur encadrement. Motif : le retard dans leur formation et la remise des kits de réinsertion. Face à cette montée d’agitations, l’agent de liaison de l’UNPDDR, Unité nationale d’exécution du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion appelle tous les mécontents à la patience, rapporte radiookapi.net
362 ex-combattants démobilisés de la première phase de l’opération ne sont pas encore réinsérés. Ils sont tous en attente dans le territoire de Lubao depuis la suspension des opérations de réinsertion, faute de moyens financiers. Pour manifester leur ras-le-bol, ils ont multiplié des manifestations sur la voie publique et sit-in devant le bureau du territoire. Pour eux, l’ONG Adecor, partenaire de l’UNPDDR, chargée de la formation et de la réinsertion, leur a joué un mauvais tour. Valérie Nkwete, chargé de liaison à l’UNPDDR, réaffirme que les fonds sont déjà disponibles et que les opérations pourront reprendre incessamment : « En décembre 2008, nous étions à Kabinda. Nous avons demandé à nos ex-combattants démobilisés d’être patients parce que le partenaire de réinsertion est déjà outillé. Il est dans la procédure de l’achat des kits de réinsertion économiques des démobilisés, selon les procédures de la Banque mondiale. Dans une ou deux semaines, on serait obligé de descendre à Lubao pour procéder à l’ouverture d’un atelier de formation qui sera suivi de la distribution des kits de réinsertion »
Par ailleurs, ces 362 démobilisés de Lubao font partie de 500 ex-combattants démobilisés non encore réintégrés sur le plan socio-économique dans tout le Kasaï Oriental.







