Lubumbashi : l’instabilité du taux de change incite à la prudence

Franc congolais

Franc congolais

La situation du taux de change et les transactions commerciales sont restées très incertaines lundi à Lubumbashi. Les banques n’ont pas fixé le taux jusqu’en fin de la matinée. Théoriquement, chez les cambistes, le taux est de 550 francs congolais à l’achat du dollar, et 650 francs congolais à la vente. Entre-temps, tout le monde joue à la prudence. Personne ne veut prendre le risque, ni de changer les francs en devises étrangères, ni l’inverse. Les magasins ont ouvert. Cependant, chacun fixe le prix des marchandises selon son taux, constate radiookapi.net

Les cambistes étaient les seuls à communiquer le taux de change à leurs clients, 550 à l’achat et 650 à la vente. Mais personne n’était pressé de procéder à l’échange par peur du lendemain, étant donné que les banques n’ont communiqué aucun taux. En effet, dans les magasins, les étiquettes de prix sont affichées en francs congolais. Dans d’autres, la devise américaine est indésirable. Par ailleurs, les prix des cartes de recharge sont restés en hausse, 4500 francs congolais pour une carte de 500 unités. Les lushois ne cachent pas leur désarroi.” Sur le marché, rien n’a encore baissé. Ce sont les mêmes prix du samedi qui sont repris”, se plaint un lushois.

A Lubumbashi, les explications divergent sur la cause de cette fluctuation monétaire et la rareté du dollar sur le marché. Pour certains, le marché lushois est inondé de quantités importantes de francs en provenance d’ailleurs. “Kinshasa injecte ses billets sur le marché de Lubumbashi. Il raffle tous les dollars. C’est l’une des raisons qui explique aussi la fameuse hausse du taux de change”, analyse un lushois. “ Ce qui va arriver très vite, c’est qu’il s’opère un système de vases communiquants. La demande va augmenter à Lubumbashi. Et dès que ça s’égalise, ils n’auront plus intérêt d’amener encore de l’argent d’ailleurs”, pense le directeur provincial de la Banque centrale du congo. Certains opérateurs économiques plus avertis pensent que la solution à ce marasme économique ne proviendrait que de la production.