Lubumbashi : la police accuse la justice de laxisme vis-à-vis des criminels et des bandits.

La police nationale congolaise affirme que les bandits qu’elle arrête et transfère à la justice sont aussitôt relâchés et reviennent à nouveau semer l’insécurité au sein de la population. L’Inspecteur provincial de la police, le Colonel Jacques Ilunga, invite la justice à aider la police dans sa mission, rapporte radiookapi.net

Il évoque le cas d’un bandit à mains armées, récidiviste, arrêté le mardi 13 janvier dernier par la police: « Nous faisons tout pour arrêter les bandits, les criminels. Mais un ou deux jours après que vous ayez transféré le monsieur au parquet, il revient pour vous dire bonjour, savoir comment vous allez, et s’il peut récupérer sa ceinture qui était restée chez vous. Nous regrettons que la justice ne puisse pas nous aider. Tous ces criminels là que nous arrêtons doivent se retrouver en prison. Et s’ils sont relâchés, c’est pour qu’ils reviennent à la besogne. Le cas de ce monsieur qui a déjà commis beaucoup de bavures; il a déjà été arrêté maintes fois, transféré au parquet; une semaine après, il est relâché. Il est connu de tous nos services. Même si vous allez à la police criminelle, on vous dira qu’ils l’ont déjà arrêté même dix fois. Les officiers de police judiciaire et les enquêteurs, quand ils font leur travail, ils arrêtent et défèrent ce cas au parquet. C’est à ce niveau là que les gens doivent bien faire leur travail.»

Pour le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Lubumbashi, Dieudonné Kanyama, la police et le parquet ne devrait pas avoir deux sons de cloches. Il précise qu’en cas d’accusation, la personne jouit de la présomption d’innocence. Il faut des preuves pour l’inculper. Lorsqu’une personne est arrêtée par la police, cela ne veut pas dire qu’elle est automatiquement coupable.