Goma : les hippopotames sont menacés d’extinction dans le lac Edouard

Hippopotame

Hippopotame

De plus 30.000, il y a deux décennies, le nombre des hippopotames du parc national de Virunga est estimé aujourd’hui à environ 300. Révélation faite mercredi par l’organisation française, « Objectif brousse », lors d’une vidéo conférence autour du film « Chronique d’un lac sacrifié » à la faculté des droits de l’ULPGL. Selon le responsable de cette organisation, le lac Edouard, situé dans le parc national de Virunga, a connu ces dix dernières années une des pires destructions, rapporte radiookapi.net

La destruction du lac Edouard n’est pas sans conséquence sur la vie des hommes, qui commencent à manquer du poisson. « Chronique d’un lac sacrifié », ce documentaire, d’environ une heure, commence par de tristes scènes des pêcheurs qui reviennent à terre, après une nuit de pêche, avec un butin de moins de 20 poissons dans leur pirogue. Une situation inimaginable, il y a à peine une dizaine d’années. Les animateurs de cette conférence affirment que cette situation est causée par la disparition des hippopotames massivement abattus ces dernières années. Car la vie des poissons dans le lac Edouard, poursuivent-ils, dépend de la présence des hippopotames.
Xavier Gilbert, président de l’organisation « Objectif brousse » : « Si jamais, il n’ y a plus d’hippopotames, mais il n’y aura plus de poissons pour les hommes parce que tout est lié. L’hippopotame avec son crétin nourrit toute une avifaune; crée de phytoplanctons qui nourrissent les poissons. Avant, il y avait plus de 30.000 hippopotames dans le Virunga, maintenant, ils peut-être au nombre de 200 ou 300. Donc la situation est tragique. Et d’ailleurs, dans tout ça, c’est les hommes qui vont en subir les conséquences. » rnSelon les habitants de Vitchumbi, au bord de lac Edouard, ces actes sont causés par des groupes armés étrangers, des milices locales et des certains militaires FARDC en complicité avec quelques habitants. Pour décourager cette pratique, les responsables de l’ONG « Objectif brousse » demandent à toute la population de ne pas consommer la viande de brousse. Cependant, ce lac peut encore être sauvé, affirment-ils, si les autorités soutiennent les actions de conservation en punissant sévèrement les actes de braconnage ainsi que la pêche illicite.