L’audience à la Cour pénale internationale dans le procès Thomas Lubanga s’est poursuivie mecredi à huit clos à la demande du conseil des témoins pour protéger ces derniers. Entre-temps, la défense attendait toujours la décision de la chambre en rapport avec ce qu’elle considère comme la mauvaise traduction des déclarations des témoins, rapporte radiookapi.net
C’est un garçon au visage caché, à la voix brouée qui parle. Il reconnaît comme le premier témoin, qu’il a été pris sur la route de l’école par les soldats de l’Union des patriotes congolais (UPC) en Ituri. Et puis, il a été repris une seconde fois par la même armée. Une question lui a été posée par le bureau du procureur par rapport à un incident survenu en son lieu de travail. Le jeune homme a reconnu qu’un commandant avait vendu deux armes à un civil et qu’il a été jugé puis fusillé par 12 soldats de l’UPC et enterré sur place. Qui avait jugé ce commandant ?” Le général Bosco Ntangan“, a répondu le garçon. La déposition de ce témoin a été suivie de celle de son père. Ce dernier a avoué avoir appartenu à la même armée de l’UPC comme garde du corps. Il regrette énormément de n’avoir pu extraire son fils de l’armée de Thomas Lubanga. Le père ajoute qu’il n’a en aucun moment, eu le temps d’échanger avec son fils pendant tout son passage dans l’armée de l’UPC.









