«Manque de professionnalisme, enquêtes jugées légères et subjectives, politisation de l’affaire», tels sont les reproches formulés à l’endroit du procureur de la Cour pénale internationale, Moreno O Campo, dans l’affaire l’opposant à l’ex-vice président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, rapporte radiookapi.net
C’était au cours d’un point de presse tenu, ce jeudi à Kinshasa, par le Réseau national des ONG des droits de l’homme au Congo, Rénadhoc. Le secrétaire exécutif de ce réseau et membre de cette coalition des ONGDH pour la Cpi, Floribert Chebeya, a fait la restitution de l’observation de l’audience de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba, du 12 au 15 janvier 2009 à la CPI.
Floribert Chebeya, secrétaire exécutif de ce réseau, explique : «Ce que nous envisageons voir, c’est que la CPI ne puisse pas décevoir des nombreux espoirs placés en elle. Et cela, tant au niveau des États comme au niveau des organisations internationales pour la Cour pénale internationale. Il y a des problèmes par rapport à la pratique professionnelle du procureur actuel qui, de plus en plus, est récusé par les États, par les ONG mais également par la défense des prévenus. Nous attendons que la Chambre préliminaire 3 puisse dire effectivement les droits en dehors des pressions politiques, diplomatiques. Parce qu’on a le sentiment qu’il y a une connexion entre les charges contre Jean-Pierre Bemba, donc les crimes commis en République Centrafricaine, et la situation en RDC. Ça risque de fausser un peu le jeu de droit. »









